D'Virusse vun Hepatite A, B, C an D provozéieren eng Entzündung vun der Liewer. D’Hepatite A an D heele meeschtens vum selwen aus, géint d’Hepatite A a B ginn et och Impfungen. Fir d’Hepatite C net, hei kann een de Virus awer mat Medikamenter eliminéieren. Zu Lëtzebuerg gëtt geschat, datt 3.600 bis 4.000 Persoune Porteur vum Virus sinn. “There are currently 325 million people living with a deadly disease in their body – are you one of them?”
Virun allem d’Hepatite B a C kann zu Liewer-Zirrhose oder Liewer-Kriibs féieren. Ganz vill Leit ginn awer net diagnostizéiert. Et dauert nämlech 25 bis 30 Joer bis et zu enger Zirrhose oder Kriibs kennt, an och nëmme bei engem Véirel vun de Leit, déi de Virus a sech droen.
Fir d’Krankheet ze diagnostizéieren, gëtt e Bluttest gemaach.
Den Dr. Vic Arendt, vum Centre Maladies Infectieuses: “Déi zweet Saach, déi mer maachen, dat ass e Fibroscan, dat ass déi Maschinn, déi mer hei stoen hunn. Déi moosst, wéivill Fibrose an der Liewer ass, an anere Wierder wéi elastesch d'Liewer ass. Fréier huet een dofir eng Liewerdiopsie gebraucht, elo kann een a 5-10 Minutte mat där Maschinn do dat bestëmmen. »
Déi Maschinn kann een och an enger Valise mathuelen – zum Beispill an den Abrigado zu Bouneweg. D’Hepatite C gëtt nämlech virun allem duerch d’Deele vu Sprëtzen iwwerdroen, Drogenofhängeger sinn also besonnesch vulnerabel. Virun e bësse méi wéi dräi Joer huet ee sech d’Zil ginn, 1.000 Drogenofhängeger ze testen, bis elo ass een awer eréischt bei 500. Dat léich zum Deel dorun, datt et fir déi Drogenofhängeg net onbedéngt eng Prioritéit wier, sech testen ze loossen.
„Anerersäits am Abrigado zum Beispill, do sinn et quasi 30 Prozent vun de Leit, déi do sinn, hu keng Wunneng a keng Krankekeess. Dat heescht, déi missten da fir d'éischt emol d'Demarche maachen, fir d'Krankekeess regulariséiert ze kréien, ier se kennen en Traitement kréien. Wat vun hirer Säit ausmécht, datt se sech net onbedéngt teste loossen, well se, fälschlecherweis d'ailleurs, mengen se kéinten net behandelt ginn.“
Am neien Hepatite Plang wier awer e Budget virgesinn, fir Leit ze traitéieren, déi keng Sozialversécherung hunn.
D'Zukunftspläng sinn, méi mat den Hausdokteren zesummenzeschaffen, virun allem déi, déi Methadon verschreiwen, dat heescht Substitutiounsmedikamenter fir Heroindependence. Well ganz vill Patiente si bei hiren Hausdoktere suivéiert a ginn net an den Abrigado oder bei Jugend- an Drogenhëllef, an dat sinn och Patienten, déi méi stabil sinn, sozial gesinn, déi oft eng Aarbecht hunn, eng Krankekeess an esou virun. An anersäits awer och scho méi laang infizéiert sinn, an dofir de Risiko, datt se eng Zerose schonn entwéckelt hunn, méi grouss ass. Dat heescht déi sinn oft méi en besoin de traitement an anerersäits sech awer manner bewosst, well se probéieren dat Drogekapitel hannert sech ze loossen a probéieren deelweis och déi Hepatite z'ignoréieren.“
D'Krankheet géif manner deklaréiert ginn, esou den Dr Arendt, well d'Hepatite als manner schlëmm géif ugesi ginn. Dat well nëmmen ëm ee Véirel vun de Leit, déi mam Virus infizéiert sinn, eng Liewerzyrose oder Liewerkriibs kréien, a well et 25 bis 30 Joer dauert no der Infektioun, bis ee krank gëtt.
28 juillet: Journée mondiale contre l'hépatite - «Éliminez l'Hépatite, faites-vous dépister!» (28.07.2019)
Communiqué par: Ministère de la Santé / HIV Berodung de la Croix-Rouge luxembourgeoise / Luxembourg Institute of Health (LIH) / Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL) Chaque année, le 28 juillet, se tient la Journée mondiale contre l'hépatite, coordonnée par la World Hepatitis Alliance. À travers le thème principal «Trouver les millions manquants, avez-vous été dépistés?», cette journée vise à sensibiliser la population aux risques des hépatites virales, à la prévention des infections et à la lutte contre cette maladie.
En effet, au niveau mondial, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 230 millions de personnes vivent avec une hépatite B sans le savoir et 58 millions vivent avec une hépatite C et l'ignorent.
Les virus de l'hépatite A, B, C, D et E provoquent une inflammation du foie qui peuvent entraîner des maladies graves, voire la mort. Les hépatites B et C sont considérées comme les plus dangereuses.
Les hépatites B et C sont des infections transmissibles causées par les virus de l'hépatite B (VHB) et C (VHC). L'hépatite B se transmet par relations sexuelles non protégées, par contact avec du sang infecté, par passage de la mère à l'enfant et dans certains cas par la salive. L'hépatite C se transmet par le sang et la plupart des infections se font suite à un contact plaie ouverte et faibles quantités de sang.
Il existe un vaccin contre les hépatites A et B, mais pas encore contre l'hépatite C.
Le VHC peut causer une hépatite aiguë ou chronique. Ainsi, la maladie peut se manifester par des symptômes bénins qui durent quelques semaines, mais également devenir plus sévère et chronique. Si elle n'est pas diagnostiquée suffisamment tôt et traitée de façon adéquate, elle risque d'évoluer en cirrhose chronique ou en cancer du foie. On estime que 0,7% des résidents au Luxembourg sont touchés.
Comme les hépatites évoluent souvent à bas bruit, le ministère de la Santé rappelle l'importance de la prévention et du dépistage. Dépister tôt, permet de traiter tôt!
Action de sensibilisation ciblée
À l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite et afin de cibler au mieux la population la plus vulnérable à l'hépatite C, à savoir les usagers de drogues, une action de sensibilisation aura lieu à la salle de consommation supervisée de drogues Abrigado avec le soutien de la direction et du personnel de la structure psycho-médico-sociale. Des membres du personnel du Luxembourg Institute of Health (LIH), du Centre hospitalier de Luxembourg (CHL) et du service HIV Berodung de la Croix-Rouge luxembourgeoise seront présents pour informer et sensibiliser les usagers de drogues sur les situations à risque de transmission de l'hépatite C, ainsi que pour offrir un test de dépistage rapide de l'hépatite C grâce à la présence du dispositif d'intervention mobile pour la promotion de la santé sexuelle (DIMPS - Mobile HIV Testing).
Au cours des dernières années, le pays a déployé des efforts considérables pour réduire la transmission et le fardeau de l'hépatite C au sein de cette population. Dans ce cadre, une étude pilote a été conduite avec des usagers de drogue sur plusieurs sites. Cette étude, qui sera poursuivie et étendue, a été sélectionnée en tant qu'exemple de bonne pratique en Europe pour le dépistage et la prise en charge de l'hépatite C.
Dépistage et prise en charge de l'hépatite C chez les usagers de drogues au Luxembourg: un modèle de bonne pratique en Europe
L'Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), qui publie régulièrement des rapports sur les maladies infectieuses en Europe liées à la consommation de drogues, a sélectionné des approches novatrices de différents pays afin de les présenter comme des modèles de bonne pratique. Ce sont des projets permettant d'améliorer le dépistage du VHC et les soins chez les usagers de drogues.
Parmi ceux-ci figure le projet luxembourgeois HCV-UD, développé conjointement par la Infectious Diseases Research Unit du Department of Infection and Immunity du Luxembourg Institute of Health (LIH) et le Service national des maladies infectieuses du Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL). Le projet consiste à rapprocher le dépistage et le traitement du VHC des clients des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques afin de diminuer la prévalence et la transmission du VHC et d'améliorer le suivi du traitement.
L'étude pilote d'intervention a été menée de 2015 à 2018 dans trois centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques et dans la salle de consommation de drogues surveillée Abrigado. Sur les 368 usagers de drogue qui ont participé dans l'étude, 48 ont reçu un traitement antiviral à action directe. Au total, 55 ont été suivis pour leur infection au VHC. «L'étude démontre la faisabilité et l'acceptabilité des tests de dépistage du VHC mis en place dans les centres d'accueil et d'accompagnement de réduction des risques chez les usagers de drogue, y compris le dépistage proactif de cette population», explique le Dr Carole Devaux, responsable de la Infectious Diseases Research Unit au LIH et présidente du Comité de surveillance du SIDA, des hépatites infectieuses et des maladies sexuellement transmissibles.
Fort de son succès, le projet a été étendu aux organisations de prise en charge des sans-abri, aux cabinets médicaux prescrivant des traitements de substitution et à une deuxième salle de consommation supervisée de drogues à Esch-sur-Alzette Contact Esch qui sera officiellement inaugurée le 25 juillet 2019. Lors de l'action de sensibilisation pour la Journée mondiale contre l'hépatite, les usagers de drogues de l'Abrigado seront aussi de nouveau invités à participer à l'étude.
Formuler des recommandations
L'étude pilote a été très utile dans le contexte national. «Les résultats de notre étude rentreront également dans le nouveau plan d'action drogues 2020-2025», déclare le Dr Devaux. Sous la direction de l'OEDT et de son point focal luxembourgeois à la Direction de la santé, une table ronde a été organisée en janvier 2019 avec 21 acteurs clés afin de dégager un consensus sur les principales barrières au dépistage du VHC et à l'accès aux soins des personnes injectant des drogues. La table ronde a rassemblé, entre autres, des experts de différents organismes de traitement, de la salle de consommation de drogue et du Service national des maladies infectieuses. Un rapport résultant de la table ronde est actuellement en préparation, indiquant les solutions principales et les recommandations pour le dépistage du VHC et l'accès au traitement. Le rapport sera diffusé auprès des parties prenantes tant au niveau système (politique) qu'au niveau prestataire (professionnels du terrain).